Voici un insecte venu d’Australie! J’ai photographié ce petit coléoptère pendant notre escapade dans le Loiret, fin mai, tandis qu’il se baladait sur la table.
C’était dans un petit jardin arboré avec notamment des bouleaux et des prunus. Ces deux essences sont effectivement parmi ses nombreuses plantes hôtes supposées.
Paratillus carus est un insecte qui mesure entre 4 et 7 mm. Il a une bonne aptitude au vol.
On l’observe de mai à début septembre.
C’est un prédateur d’insectes xylophages variés.

Cette espèce exotique, probablement introduite par le commerce du bois, a été observée pour la première fois en France, en 1983. Il se peut que l’espèce était déjà bien établie, mais que sa présence était jusqu’alors passée inaperçue…
Paratillus carus est désormais répandu sur une grande partie du territoire français, en Grande-Bretagne, en Californie ou encore en Afrique du Sud.

Où le trouver?
Les larves se développent aux dépens de diverses essences d’arbres.
Leur développement au sein du Figuier est avéré mais il est aussi très probable qu’elles squattent le bouleau, la vigne et le chêne, puisque des spécimens ont souvent été récoltés sur ces hôtes.
De nombreux autres feuillus sont supposés abriter l’insecte car on en a capturé à proximité de ceux-ci : le charme, le châtaignier, le hêtre, le frêne à feuilles étroites, le noyer commun, le platane, le cerisier ou le prunier.
L’insecte a aussi été capturé à plusieurs reprises à proximité des pins ou des épicea, ce qui permet d’émettre l’hypothèse d’un développement dans les résineux…

Il s’avère donc que Paratillus carus s’acclimate facilement à divers environnements (climats, plantes-hôtes et proies variées). Par conséquent, il ne serait pas étonnant que son expansion se poursuive rapidement, notamment vers la Belgique ou l’Espagne…
Son impact dans nos écosystèmes est assez méconnu.
Sources : https://www.persee.fr




mais comment connais-tu tout ça? Je suis toujours épatée par l’amplitude de tes connaissances et merci beaucoup de nous les partager. Car on a tendance à détruire ce dont on a peur, et souvent, on a peur (des chenilles, des insectes, etc…) parce qu’on ne les connaît pas.
en plus, toutes tes communications sont belles à voir, tellement bien illustrés
merci!!
Bonjour,
C’est très gentil mais ne vous méprenez pas sur l’ampleur de mes connaissances! A vrai dire, hier encore, je ne connaissais pas cet insecte! C’est juste que quand je vois quelque chose qui m’interpelle ou que je rencontre un animal, j’adore me renseigner, l’identifier d’abord puis essayer de comprendre son mode de vie… J’y passe parfois des heures, à lire différentes sources et recouper les infos…
Alors le blog me sert autant à partager mes découvertes, c’est mon petit côté pédagogue qui ressort, qu’à garder une trace de mes nombreuses recherches.
Et je suis contente si tout ceci peut aider d’autres à comprendre et mieux appréhender la nature qui nous entoure…
Alors merci beaucoup pour ce gentil commentaire! 😉